Que le congé des Fêtes te comble de joie, de lumière et de paix. Au nom de toutes les ressources du Centre, je t’offre le câlin de l’abondance, le câlin de l’Emmanuel!

Que du bonheur et du répit dans ta communauté fraternelle. Un peu de folie et beaucoup d’espérance dans notre monde moderne parfois oublieux de l’essentiel !

Pour toi qui nous as fait confiance, en déposant ta vie sur nos sentiers, l’été a fleuri sous la rosée du matin.  L’automne a rougi  les aiguilles dans la pinède. Le vent les fait danser et les dépose à tes pieds. Tu as laissé tomber sur ta terre, les semences silencieuses que tu continueras de veiller tout au long de l’hiver.

Tu entends l’écho de ta sœur quand ton cœur touche des souvenirs de ta peine qui remontent dans l’ici ou l’instant. Ils te racontent la sagesse de ton âme qui veut les pacifier. Tu  traverses tes tempêtes, tu guéris des blessures oubliées. Tu accueilles la mésange qui n’a plus peur  de s’approcher. Tu ressens la bienveillance de ton être intérieur, Tu lui souffles des élans d’éternité que tu veux protéger.

Toi qui chemines sur tes sentiers, à l’orée de ta danse, sensible à la beauté des saisons de transhumance, tu prends sur ton cœur le câlin de la miséricorde.  Tu murmures la prière enfouie parfois sous les tracasseries.  Tu souris, émue…  éblouie par le cristal de ton essence.   Si  par inadvertance, des  maladresses  t’ont blessée, l’humain pardonne les fragilités des intentions incomprises, des perceptions embrouillées  et rassure ton âme effarouchée.

Tu continueras de nourrir ta terre et ta fraternité; dialogues d’espérance habités de ta sève, de ta foi, de ta vie consacrée.

     

Voici maintenant, une prière  à  l’Enfant de Noël  de Lytta Basset.   Je te l’offre aujourd’hui, témoin de l’amour  et de la lumière sur ton chemin.    

Seigneur, si Tu veux m’attendre encore, je serai le quatrième mage, parti de nulle part, parti sans étoile aux cieux pour un voyage au bout du temps, pour un voyage au bout de moi!   Quand les ténèbres brouillent toutes pistes, quand ma boussole intérieure bat la chamade, quand ma route s’emballe sur elle-même, Tu me montres quelque part dans la nuit l’étoile inconnue que Tu fais lever pour moi.  

Tu me dis que je n’ai pas perdu ma vie, ce temps que j’avais rêvé tout autre ! Tu me dis que tu m’attends encore  car la fête ne commencera pas sans moi.   Et je t’offrirai mon enfance tapie  sous les décombres de mon passé… J’adorerai l’Enfant de Noël comme on s’agenouille émerveillé devant le miracle fragile d’une Parole enfin devenue vraie.  

Maintenant je Te vois en l’Enfant de Noël  T’agenouiller devant moi pour que je devienne Ton enfant.